La rencontre nationale des gestionnaires 2012

Le Domaine des langues a été invité à produire des capsules vidéo promotionnelles de pratiques modèles en lien avec notre domaine d’apprentissage et particulièrement en fonction du déploiement des tableaux numériques dans les écoles du Québec dans les prochaines années.

Les trois capsules suivantes ont été retenues :

Trajets littéraires
Une activité pédagogique pertinente pour les élèves du 3e cycle du primaire et du premier cycle du secondaire qui vise à développer leur compétence à lire des textes littéraires et des textes variés, leur compétence à écrire et enfin, à développer leurs compétences informationnelles.

Voir sur le canal Youtube du Domaine des langues

BaladoWeb et Culture à l’écoute
Dans ce projet national, nous  invitons les élèves du Québec à créer des audioguides dont le contenu, à caractère culturel, s’adresse à un destinataire réel qui pourra l’écouter à partir d’un appareil mobile. Le TNI permettra à l’enseignant de modéliser chacune des étapes de production de la capsule.

Voir sur le canal Youtube du Domaine des langues

Répertoire
Développé spécifiquement pour la compétence Lire et apprécier des textes variés, l’application Web Répertoire permet aux élèves de se créer un répertoire culturel personnalisé et partageable dans un environnement convivial et sécuritaire. Répertoire permet aussi aux enseignants du réseau scolaire d’accompagner leurs élèves dans leur démarche.

Voir sur le canal Youtube du Domaine des langues


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Lancement du projet : Culture à l’écoute! Des audioguides pour tout le Québec!


Participer à un grand projet national vous intéresse?

Les Services nationaux du RÉCIT font le lancement officiel du projet Culture à l’écoute ! Des audioguides pour tout le Québec!, un projet rassembleur, multidisciplinaire, signifiant et mobile!

En collaboration avec le Mois de la culture à l’école du Ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport, nous  proposons un projet convivial pour tous les enseignants du Québec!

Quel est le projet?

Lorsqu’ils participent à ce projet, les élèves sont invités à réaliser des balados, sous forme d’audioguides, pour faire connaître leur environnement culturel immédiat. L’épicerie du quartier, le nom d’une rue, un plan d’eau, une sculpture, une architecture, un point géodésique gravé sur un trottoir, tout s’avère digne d’intérêt.

Ils enregistrent leur production, à l’aide d’un logiciel d’enregistrement audio, d’une durée variant entre une et quatre minutes en portant attention à la diction, au niveau de langue, au rythme, etc.

Avec l’aide de l’enseignant, ils déposent leur enregistrement (MP3), qui peut contenir des images fixes (MP4, FLV, WMV, M4A), sur le site Baladoweb.

Tous les balados enregistrés seront géoréférencés, ce qui permettra de les écouter, de les visionner in situ par le biais d’une triangulation satellite (GPS) offerte sur la plupart des technologies mobiles.

En fin de parcours, il leur sera possible de produire un circuit touristique afin d’inviter les touristes à venir visiter le Québec (leur région)!

Source : Éric Roberge

Accès à la capsule promotionnelle

Comment participer ?

Sur le site BaladoWeb, dans la section Audioguides, vous trouverez toute la documentation nécessaire pour mener à terme ce projet.

Peu importe votre niveau ou votre discipline, vous y trouverez des pistes d’exploitation en classe et des liens avec le programme.  De plus, nous avons produit un guide d’accompagnement dans lequel vous trouverez toutes les informations utiles pour vivre cette expérience avec vos élèves en classe.

Pour déposer les capsules produites sur le site, vous devez vous inscrire auprès du conseiller RÉCIT de votre région.

Calendrier du projet 2011-2012

• Septembre 2011 : Promotion du projet

• Février 2012 : Mois de la culture à l’école, temps fort pour vivre le projet

• 30 avril 2012 : Date limite pour déposer les audioguides sur le site BaladoWeb

• 30 Mai 2012 : Tirage d’un prix de participation surprise!

• Juin 2012 : Lancement de Culture à l’écoute! Des audioguides pour tout le Québec!

Culture à l’écoute, des audioguides pour tout le Québec :
faire du Québec un musée à ciel ouvert!

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Le Domaine des langues sur la route (2011-2012)

Le service national du RÉCIT est à l’écoute des besoins et des demandes provenant des différentes régions du Québec.

Voici notre feuille de route pour 2011 – 2012


Afficher Domaine des langues en région 2011-2012 sur une carte plus grande

Vous trouverez notre parcours 2010-2011  ici.

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Ergonomie, kinétique et littératie
de «copy *.* a:» à «balayer/écarter», en passant par «cliquer/glisser»

Pendant quelques années, avant la venue des interfaces conviviales, il fallait absolument écrire des lignes de codes pour avoir accès à de l’information et pour la déplacer. Il fallait donc posséder, voire même maîtriser, une syntaxe, habituellement hermétique, pour être capable  de traiter l’information. C’était l’ère des astérisques et des barres obliques inversées.

La venue de la souris, puis du trackpad ont modifié la relation de l’usager avec les contenus à manipuler. Ces périphériques permettaient l’accès à un univers d’icônes mobiles et l’utilisation de liens en hypertexte. Ils nous ont obligés à redéfinir nos perceptions de ce qui se passe à l’écran. Ainsi, une action horizontale (le mouvement d’une souris sur une surface plane) engendrait une action verticale (le déplacement d’objets à l’écran).

Mais, qu’est-ce qui arrive quand on supprime claviers, codes et souris? Comment cela modifie-t-il notre relation au traitement de l’information?

Depuis un an, j’utilise une tablette numérique. Au début, je dois l’avouer, je me disais que je ne voyais pas ce que cet appareil pouvait m’apporter de plus que mon ordinateur portable. En fait, j’appréhendais que cet outil m’apporte moins en terme de productivité.

Je me suis donné le temps de le découvrir et de l’apprécier. En cours de route, j’ai réalisé que mon problème résidait dans le fait que je voulais à tout prix comparer des pommes et des oranges. Une tablette ne remplacera jamais, du moins dans mon cas,  je le crois, un ordinateur. Ce sont deux technologies qui ont des potentiels très différents.

Ergonomie et manipulation intuitive

Entrer du code manuellement en tapant sur un clavier et manipuler les données par l’interposition d’une souris posent, chacun à leur façon, des problèmes de mémorisation et de représentation ainsi qu’un certain degré d’inconfort kinésique pour plusieurs. Le problème, c’est qu’il y a une couche «conceptuelle et artificielle» (icônes et repères visuels) et aussi une couche matérielle (clavier et souris) entre l’usager et l’objet d’information à atteindre pour traiter l’information et, en bout de ligne, acquérir des connaissances.

Il y a quelques années, Bonnier, un groupe de recherche et développement suédois,  a entrepris une étude, commandée par la maison d’édition Berg, pour observer ce qui se passe quand on lit à l’écran. sLeur mandat consistait à pour proposer des solutions qui définiraient les conditions optimales pour lire un magazine avec une tablette numérique. Vous pouvez prendre connaissance de l’entrevue (en anglais) avec Jack Schulze à ce sujet dans le clip vidéo suivant (trouvé sur le site Vimeo).

Mag+ from Bonnier on Vimeo.

Kinésique

Le balayage des yeux

Nous avons  appris à lire de façon séquentielle et linéaire en Occident, soit de gauche à droite, une page après une autre et, dans le cas de livres, si nous sommes captivés par le contenu, de la première à la quatrième de couverture.

Même la génération actuelle apprend à lire ainsi. Le sens de la lecture étant guidé par une table des matières et l’horizontalité des contenus, pouvons-nous encore nous contenter de cette façon d’apprendre lorsque les technologies sont utilisées pour lire?

Le clic de la souris

La réalité est devenue tout autre avec l’arrivée de l’hypertexte qui permet de parcourir des couloirs textuels. Ces derniers sont interreliés par des portes virtuelles qui mènent dans des directions plus ou moins prévisibles : autres sites, fenêtres surgissantes, etc. Ces déplacements non horizontaux font prendre au lecteur des directions parfois surprenantes, qui lui permettent de passer du monde de l’image au monde des mots simplement en appuyant sur la souris. L’hypertexte a forcé le lecteur à transformer sa façon de lire : le simple corridor est devenu un labyrinthe complexe. Il est intéressant de noter que, dans cet univers, le lecteur érudit classique est souvent pris au dépourvu et se transforme parfois en illettré plus ou moins fonctionnel. Son oeil ne sait plus où regarder : il est pris d’une sorte de vertige virtuel. Il faudra donc redéfinir les stratégies de repérage et les adapter à la lecture en hypertexte.

Laissez marcher vos doigts1

Le balayage des doigts, la navigation avec les pouces et l’index : voilà autant d’actions rendues possibles avec un écran muni d’une surface multitactile. L’utilisateur est dorénavant confronté à un labyrinthe en trois dimensions dans lequel il peut effectuer des déplacements vers le haut et vers le bas, aller  vers la gauche ou vers la droite et même accéder à des espaces «enfouis» qui réagissent à un écart des doigts. Ce sont là autant d’actions qui permettent de manipuler l’espace virtuel pour accéder au texte afin de sortir de la linéarité pour accéder à la tabularité.

La venue de la tablette numérique amène l’utilisateur vers un autre niveau de complexité qui va au delà du balayage des yeux et de la pression sur le bouton d’une souris. Les déplacements de l’utilisateur sont non seulement régis par les hyperliens sélectionnés mais aussi par la page tout entière qui est ici mobile et articulée, cette fois, directement par le contact des doigts. Là où l’hyperlien permet d’ouvrir, la surface tactile permet de ranger-tasser-déplacer-accéder-réagir. Ceci est très facile à illustrer avec l’APP2< proposée par Twitter pour deux des tablettes fonctionnant avec des systèmes d’exploitation différents. Dans le premier cas, l’application met à profit tout le potentiel d’une surface tactile; dans le deuxième cas, l’APP offre un format qui est très près de celui d’un site Web conventionnel.

Voici un exemple du potentiel d’un écran muni d’une surface multitactile :


Pincer et écarter les doigts pour non seulement zoomer mais aussi ouvrir des espaces “repliés”.aaaaa

Appuyer avec les doigts pour avoir accès à de l’information plus détaillée….

aaaaa
Accéder au contenu complet en sélectionnant un bouton hyperlien (le bouton bleu) permet de se déplacer de l’APP vers un fureteur qui donne accès au contenu détaillé  disponible sur un site. Quand la lecture est terminée, il est possible de ranger le tout en poussant l’information de la gauche vers la droite afin de la faire disparaître de l’écran.

On remarquera aussi que, dans l’exemple donné ci-haut, l’espace de lecture est étroit et est davantage approprié au champ de vision du lecteur.

Voici maintenant un contre-exemple :

aIci le nombre d’action est limité, beaucoup plus près de l’espace accessible sur un écran conventionnel d’ordinateur. Le potentiel de la surface tactile multipoint de la tablette n’est aucunement mis à profit. Le texte déborde et s’étend en dehors du champ de vision.

Voilà une façon peu inspirante et pas du tout ergonomique pour utiliser efficacement ce genre d’écran.

La tablette numérique nous entraîne vers une nouvelle façon de lire.  Elle nous forcera donc à redéfinir notre façon d’enseigner certaines stratégies de lecture. Le lecteur, confiné depuis toujours dans un espace stationnaire, est maintenant capable de se déplacer dans le texte.  Il peut faire non seulement des bonds hypertextuels, mais aussi des bonds kinétiques, vers des sources multiples d’information qui pourront varier d’un lecteur à un autre, en fonction de l’intérêt et de la curiosité de chacun.

Ceci va certainement nous obliger à redéfinir en quoi consiste la compréhension en lecture.

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1 Une allusion à un campagne publicitaire des Pages jaunes des années 70 qui a connu un assez grand succès
2 Diminutif du mot Application consacré aux tablettes et aux appareils mobiles

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Notre offre de services 2011-2012

Il nous fait plaisir de vous présenter notre offre de services 2011-2012.

Cette année encore, nous proposons à notre réseau un ensemble de formations axées sur les besoins du milieu, en lien avec les exigences des programmes de français, langue d’enseignement et d’anglais, langue seconde.

Vous pouvez télécharger cette offre de service en sélectionnant le lien suivant :


Télécharger
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Vous dites que le Web incite au copier/coller?

Les jeunes se sont très vite sentis à l’aise avec les médias sociaux car ils leur permettent de faire ce qu’ils aiment, à savoir, consommer, créer, remixer et partager du contenu.

Pour faire ça, trop souvent, ils n’hésitent pas à s’approprier des contenus produits par d’autres et les faire leurs. Il faut donc miser sur le développement d’une conscience sociale et d’une éthique relative aux contenus qui sont la propriété d’autrui.

Mais, s’il faut lutter à tout prix contre le non-respect des droits d’auteurs, la possibilité de transformer les contenus pour en faire autre chose nous force à redéfinir le copier/coller.

Quelle place peut-on accorder à la transformation des contenus dans une perspective créative?

Est-il possible de sensibiliser les jeunes à faire une utilisation judicieuse de contenus protégés? De contenus libres de droits? De Fair Use et de pratiques raisonnables?

Aujourd’hui, j’entendais à la radio un reportage sur  une chanson qui a connu un énorme succès commercial pendant les années soixante. Il s’agit de la chanson Turn ,Turn, Turn Cette chanson est, en quelque sorte, le plus vieux contenu copié/collé au monde!

Le plus vieux copier/coller connu au monde

AAA

L’auteur de la chanson Turn, Turn, Turn est Pete Seeger. Elle fut interprétée en français par Sylvie Vartan et même en allemand par Marlène Dietrich.

AAA

Les paroles

To Everything (Turn, Turn, Turn)
There is a season (Turn, Turn, Turn)
And a time to every purpose, under Heaven
A time to be born, a time to die
A time to plant, a time to reap
A time to kill, a time to heal
A time to laugh, a time to weep

To Everything (Turn, Turn, Turn)
There is a season (Turn, Turn, Turn)
And a time to every purpose, under Heaven
A time to build up,a time to break down
A time to dance, a time to mourn
A time to cast away stones, a time to gather stones together

To Everything (Turn, Turn, Turn)
There is a season (Turn, Turn, Turn)
And a time to every purpose, under Heaven
A time of love, a time of hate
A time of war, a time of peace
A time you may embrace, a time to refrain from embracing

To Everything (Turn, Turn, Turn)
There is a season (Turn, Turn, Turn)
And a time to every purpose, under Heaven
A time to gain, a time to lose
A time to rend, a time to sew
A time for love, a time for hate
A time for peace, I swear it’s not too late

AAA

AAA

Les paroles ont été trouvées ici . On accède aussi à un lien qui mène vers le site de musique Jango où il est possible d’entendre la pièce qui fut popularisée par le groupe américain The Byrds.

Il est possible de voir leur prestation ici.

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Mais d’où vient exactement cette chanson? Le savez-vous?

Et bien, aussi étonnant que cela puisse paraître, elle vient tout droit de la Bible. De  Ecclésiaste 3 pour être plus précis.

Vous trouverez la référence pour les versets ici.

  1. Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose sous le soleil
  2. Il y a un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter, et un temps pour arracher le plant,
  3. un temps pour tuer et un temps pour soigner les blessures, un temps pour démolir et un temps pour construire.
  4. Il y a aussi un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser,
  5. un temps pour jeter des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour embrasser et un temps pour s’en abstenir.
  6. Il y a un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour conserver et un temps pour jeter,
  7. un temps pour déchirer et un temps pour recoudre, un temps pour garder le silence et un temps pour parler,
  8. un temps pour aimer et un temps pour haïr, un temps pour la guerre et un temps pour la paix.

AAA

AAA

AAAAACe texte  fut donc écrit… il a près de 3000 ans… par le Roi Salomon [1]

AAA

Si ceci vous porte à vous questionner, je vous propose d’aller voir la série de capsules Everything is a Remix (en anglais sur le site Vimeo) qui permettent de pousser plus loin la réflexion.

Première partie • Deuxième partie • Troisième partie

Pour que l’acte créatif soit possible, il est nécessaire que le créateur soit influencé. Alors, pourquoi ne pas faire découvrir au jeunes leur potentiel créateur, en leur apprenant, comme le disait Henri Laborit à «mettre en branle leurs réseaux associatifs», ceux de leurs cerveaux et aussi, par extension, ceux des médias sociaux qu’ils fréquentent, au lieu de chercher à les attraper à faire du copier/coller illicite.

Pourquoi ne pas leur donner la chance de créer par influence? Et ainsi,  leur faire rendre hommage au travail d’autrui en adaptant/transformant leur oeuvre…

Il y a une différence entre plagier et remixer!

Je crois que le Roi Salomon, grand juste parmi les justes, aurait été en accord avec ça.


[1] Pour ceux qui se sont posés la question, Seeger  verse des droits d’auteur à l’état d’Israël.
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Quand on donne la voix aux jeunes…

L’année dernière, lorsque j’occupais les fonctions de conseillère pédagogique au primaire, Michel Jobin, alors conseiller pédagogique en arts, maintenant coordonnateur aux ressources éducatives de la CSMV, et moi-même, avions émis l’idée d’organiser une soirée autour de la thématique de la poésie. Nous avons donc proposé, par le biais du Comité culturel de la Commission scolaire Marie-Victorin, une soirée d’impro, de slam et de poésie.

L’idée a fait son chemin. Marie-Claude Préseault, conseillère en arts, Nathalie-Nicole Deneault, conseillère de français au secondaire et Dominique Arcand, coordonnateur de projets culturels à la CSMV,  ont organisé une superbe soirée, à laquelle j’ai assisté et prêté mains fortes.

Pour qu’une telle soirée puisse avoir lieu, une démarche a été proposée aux enseignants. Tout d’abord, une formation sur le slam et le spoken word a été donnée par Nathalie Couzon, collaboratrice au Plan d’action pour l’amélioration du français. Lors de cette rencontre, les enseignants ont eu l’occasion de s’initier à cet art et d’en découvrir le potentiel en salle de classe. Par la suite, un accompagnement pédagogique leur a été offert selon leurs besoins.

Les enseignants de français ont guidé leurs élèves dans l’écriture d’un texte de poésie engagée et à l’oralisation de cette création. Le projet s’est principalement vécu à travers les cours de français et ce, à tous les niveaux : primaire (3e cycle), secondaire et à l’éducation des adultes. Dans certains cas, des enseignants ont travaillé de concert avec des spécialistes de musique et d’art dramatique.

Le but était de rehausser le niveau culturel, de faire découvrir la richesse des mots et de développer une fierté pour la langue française. De plus, ce projet place les jeunes dans une démarche de création stimulante qui leur donne une voix, car ils étaient invités à écrire des textes engagés selon une problématique sociale ou environnementale.

Ce projet a réuni des élèves du primaire jusqu’à l’éducation aux adultes. De plus, la soirée a attiré 250 spectateurs : commissaires, direction générale, membres du personnel, parents, élèves et enseignants.

Il faut souligner la participation des élèves de six écoles secondaires du territoire pour la partie improvisation de la soirée. Des étudiants du collégial ainsi que des techniciens en loisirs ont accompagné ces improvisateurs en herbes tout au long de l’année. Sylvain Massé, comédien et membre de la LNI, a bien voulu donner un atelier à ces élèves avant la tenue de l’événement.

Les organisateurs tiennent à remercier Queen Ka, artiste de slam et de spoken word, qui a  participé à l’événement en tant que « slameuse », marraine et membre du jury. C’est grâce à l’implication de tous que cette soirée mémorable a eu lieu le 17 mars dernier.

Une réunion entre deux mondes (improvisation et le slam) pour donner la voix/voie aux jeunes d’aujourd’hui!


Capsule de l’événement


Des slams d’élèves du secondaire

Les médias en parlent


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Le micro-blogging : de la littératie à la littérarité

Les initiés utilisent beaucoup le service de micro-blogging Twitter pour donner leur opinion, exprimer leur point de vue. Ils ont vite associé sa fonction à du texte d’information, à du texte courant.

D’autres personnes ont cependant choisi de s’en servir à des fins littéraires. Même si les écrits courts en littérature ne datent pas d’hier (la maxime et le proverbe sont deux exemples), le défi reste grand pour créer un texte qui soit à la fois esthétique et captivant en très peu de mots**. Certains twittérateurs poussent la difficulté encore plus loin en s’imposant de produire des textes qui contiennent exactement 140 caractères. C’est le cas pour @pierrepaulpleau et pour @Centquarante (l’ITC présente une liste d’autres auteurs qui écrivent en respectant la règle stricte du 140 caractères). D’autres rassemblent les tweets pour en faire un texte continu. C’est le cas de @tcrouzet qui a produit Croisade, un twiller* en format numérique et en format papier qui connaît un certain succès.

Depuis quelques semaines, je participe à une expérience littéraire fort intéressante qui est, à mon humble avis, facilement transposable en classe (en utilisant comme  contrainte  une autre lettre de l’alphabet que le E, car celle-ci est la plus utilisée en français). Monique Le Pailleur (@Aurise), inspirée par le roman La Disparition de Georges Perec a lancé un défi sur son blogue, celui de créer un twitteroman collectif et interactif sans utiliser la lettre E (#romansansE).

L’exercice est très stimulant et le construit, je dois l’admettre, très réussi. De l’extérieur, on assiste à la création d’un texte cohérent, jusqu’ici plutôt sombre, où foisonnent des mots originaux et des phrases bien tournées, souvent construites avec des synonymes d’autres mots ayant un ou des E.

Une dizaine de co-auteurs, du Québec et de la France, participent à la création de Twitteroman collectif et interactif sans E. Certains apportent une contribution régulière, d’autres le font à l’occasion. Chacun y va à son rythme.

Je constate que le twitteroman est à l’écrit ce que la Ligue nationale d’improvisation est à l’oral. Il existe en effet certaines similarités entre les deux formes d’expression. Certains enchaînent sur le texte précédent alors que d’autres réorientent le sens de l’histoire. Certains construisent leurs phrases d’une façon plus individualiste alors que d’autres «font du kilométrage» sur les propos de leurs partenaires d’écriture. Vous pouvez trouver d’autres observations à cet effet sur le blogue Éclectico.

Il est possible de suivre la progression des écrits en sélectionnant les liens suivants :

Participer Lire Télécharger (format ePub)

Je termine en vous disant qu’il est extrêmement facile de créer un livre numérique avec l’application Pages (Apple sous Mac OS). Il s’agit simplement de Copier dans l’espace privé du billet -> Coller dans Pages -> Exporter en format ePub. Si vous connaissez une application équivalente  qui est aussi simple à utiliser pour créer des documents ePub sous Windows ou sous Linux, je vous invite à m’en faire part en utilisant l’espace Commentaires de notre blogue.

Addendum 2011 03 21 – J’ai trouvé une application développée par Google qui permet de créer des livres numériques. Il s’agit de Sigil qui convertit des pages HTML en document .epub. C’est une application GPL (code source libre). Elle est disponible pour les systèmes d’exploitation  Macintosh, Windows et pour le système d’opération Linux.

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* *Un néologisme qui vient d’une contraction de Twitter et de thriller
** Dans les années soixante, le mouvement de l’OuLiPo s’est intéressé aux contraintes littéraires
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Le Domaine des langues sur la route (2010-2011)

Le service national du RÉCIT est à l’écoute des besoins et des demandes provenant des différentes régions du Québec.

Voici notre feuille de route pour 2010 – 2011

Afficher Domaine des langues en région 2010-2011 sur une carte plus grande

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“To e-lire or not to e-lire?” – Là est la question!

Que va-t-il se passer lorsque la littérature sera complètement disponible en version numérique? Est-ce que cela signifiera la fin du support papier? Personne ne peut répondre à cette question mais Christine Vaufrey publie un billet, Pourquoi les profs devraient-ils aimer les livres ?, où elle tente d’apporter un regard différent sur la question.

«La question “aimez-vous les livres ?” n’a pas de sens. Pour s’en convaincre, il suffit de remplacer le mot livre par le mot “CD”. “Aimez-vous les CD ?” Euh, ça dépend de ce qu’il y a dessus, n’est-ce pas.» La suite de ce billet est accessible en sélectionnant le lien suivant :

Accès
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