Le chantier LLT

«La mise en œuvre réussie d’un dispositif technologique innovant dans le milieu éducatif repose
en partie sur la capacité des enseignants à s’adapter au changement,
en utilisant de nouvelles pratiques et méthodes dans leurs classes.»
Réseaux numériques d’enseignants : comment réussir ?,
Antonine Goumi, Agence des usages TICE ,  décembre 2012

Depuis octobre dernier, il se mène au Domaine des langues une initiative qui vise à guider les enseignants de français du secondaire vers un usage original et pertinent du TNi en classe. Une utilisation qui prend en considération les intérêts des élèves tout en permettant aux enseignants de français d’atteindre plusieurs des exigences du Programme de formation de l’école québécoise.

Il s’agit du Chantier Littérarité, Littératie et TNi (Chantier LLT).

Ce chantier se déroule dans le cadre global d’une formation qui inclut un accompagnement et un suivi des enseignants participants. Il s’inspire de la formule Chantiers 7 1 offerte par différentes universités au Québec.

À date, trois commissions scolaires se sont inscrites au Chantier LLT, à savoir, la Commission scolaire des Laurentides (8 personnes), la Commission scolaire Marie-Victorin (6 personnes) et la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (10 personnes). Une quatrième, la Commission scolaire des Samares (20 personnes), s’est ajoutée à notre collectif le 12 février 2013.

S’enrichir mutuellement…

Ces formations ont permis, à date, d’observer la force d’un collectif constitué par des enseignants et des conseillers pédagogiques. Ce chantier présente les conditions essentielles pour entreprendre une démarche collaborative afin de parvenir à une utilisation optimale du TNi en classe de français.

Antonine Goumi, une spécialiste en psychologie cognitive, résume assez bien ces conditions :

  • mettre les enseignants en situation d’analyse réflexive des pratiques ;
  • associer la communauté enseignante, en amont de la réalisation, dès la conception ;
  • s’appuyer sur les membres actifs de la communauté enseignante, souvent connus de leurs pairs ;
  • inciter les enseignants à contribuer et à produire de façon collaborative ;
  • privilégier une interface d’utilisation simple et épurée ;
  • s’assurer que les participants fassent la promotion de cette façon de faire et de l’utilisation de ces outils auprès de leurs pairs.

Le concept de chantier

En juillet 2012, une série de thèmes liés à la littérarité2 et à la littératie a été élaborée. C’est à partir de cette banque de thèmes, que l’on pourrait comparer ici à des matériaux de construction, que le chantier initial a été amorcé.

La première étape de la démarche des groupes de participants a été centrée sur une réflexion relative aux exigences de l’enseignement de la langue de même que sur les attentes et intérêts des élèves en lien avec le numérique. Par la suite, une conciliation entre les exigences du programme à l’étude et les intérêts des élèves a été présentée. Les enseignants prennent par la suite conscience de l’importance de différents outils qui facilitent une meilleure compréhension interprétative des œuvres littéraires.

Émergence des technologies : de nouveaux défis pour l’apprentissage de la littérature

Il me semble à prime abord  important que les enseignants prennent conscience de l’écart conceptuel entre l’enseignement transmissif et le souci des jeunes à devenir partie prenante dans la construction de leurs apprentissages. En littérature, lorsque l’enseignement semble transmissif  et atomisé, c’est qu’il repose le plus souvent sur une interprétation réductrice du schéma de Jacobson. Cette façon de présenter  un contenu littéraire ne suffit plus si on veut interpeller efficacement les élèves ayant atteint un stade de communication basé grandement sur l’interaction et les médias sociaux.

Il s’agit donc, avec le chantier, de favoriser une prise de conscience de la redéfinition du rapport entre la lecture et la communication à l’ère des médias numériques qui occupent une place de plus en plus importante. Depuis longtemps, l’univers des médias se réfère au modèle de Shannon et Weaver pour définir la communication. Il s’agit d’un modèle simple qui représente bien la communication appliquée aux médias traditionnels mais qui ne semble plus adéquat dans le monde 2.0.

On aura vite fait de constater que les deux schémas précédents ont été développés bien avant l’arrivée du Web, du multimédia et des médias sociaux. La vitalité de l’espace social nous  incite désormais à redéfinir la communication, qu’elle soit de nature informationnelle ou de nature expressive et littéraire. Voici donc  un schéma un peu plus complexe  qui prend en considération les deux modèles précédents mais qui intègre également les dimensions sociales et multimédia du Web.

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La littérarité

« L’intertexte est la perception par le lecteur, de rapports entre une œuvre et d’autres qui l’ont précédée ou suivie. » Michaël Riffaterre
« Tout texte se situe à la jonction de plusieurs textes dont il est à la fois la relecture, l’accentuation, la condensation, le déplacement et la profondeur. » Philippe Sollers

Souvent les jeunes ont de la difficulté à s’investir dans les œuvres littéraires qui leur sont présentées. Ils ont tendance à  se décourager ou à carrément fuir devant l’effort nécessaire pour comprendre et interpréter des textes résistants. C’est sans doute en partie parce les élèves éprouvent de la difficulté à établir des liens entre ce qu’ils vivent et les œuvres lues. Or, une utilisation novatrice du Web peut justement leur permettre de dépasser leurs préjugés et faire en sorte qu’ils portent un intérêt plus grand à l’objet d’étude. Grâce au Web, il devient possible d’éclairer leur compréhension de certains éléments et de transformer leur regard sur une œuvre par des découvertes intertextuelles plus proches de leur univers culturel personnel.

Il m’apparaît fondamental que l’enseignant parvienne à favoriser la création de ponts entre la culture populaire du jeune et la culture savante transmise à l’école par le biais du multimédia. Ainsi, pour l’étude de toute œuvre littéraire, l’élève pourra passer  plus facilement du littéraire pur et dur à un environnement multimédia avec lequel il a davantage d’affinités.

L’importance des mots-clés

Le mot-clé est sans doute l’élément le plus important dans la recherche et le traitement de l’information en contexte Web. Si l’on s’en sert bien, le tri de l’information se fait rapidement et efficacement. Il est important de savoir s’en servir autant pour la recherche de renseignements que pour la consignation des éléments que l’on souhaite regrouper et conserver. Par contre, on se trouve rapidement submergé dans un déluge d’informations plus ou moins pertinentes, plus ou moins faciles à repérer. C’est ce qu’on appelle l’infobésité.

Le site Diigo3 offre la possibilité, non seulement de consigner et de catégoriser de  l’information à l’aide de mots-clés dans une banque de signets personnalisée, mais il permet aussi de surligner et d’annoter les textes de ces pages Web. Ces textes Web annotés peuvent par la suite être partagés avec toute personne intéressée par l’objet d’étude.

Les collections : constitution de listes significatives pour l’élève

Une collection est une liste d’éléments médiatiques (playlist) en lien avec un thème donné. La création de ces espaces numériques, qu’il s’agisse de clips vidéo, audio ou encore de lieux et d’itinéraires, constitue un espace pédagogique intéressant à exploiter. Et cela, non seulement parce que c’est un espace familier pour l’élève qui gère déjà de cette façon la musique qu’il écoute sur son appareil de balado,  mais aussi parce qu’il peut avoir accès à ses listes à tout moment.

Le site Youtube offre un ensemble varié de clips vidéo de nature différente, mais aussi de qualité différente. Ce qui s’avère intéressant dans le cadre de la recherche et du traitement de l’information, c’est la possibilité pour chaque usager de se créer un compte et d’accéder à sa propre chaîne de clips vidéo. Cette chaîne permet également à l’usager de consigner toute vidéo jugée pertinente (les siennes comme celles de d’autres abonnés) à l’intérieur de collections (listes) qu’il aura créées.

De la même façon, la section Maps de Google offre la possibilité de créer des collections personnalisées de lieux auxquels il est possible de greffer de l’information complémentaire et pertinente à l’objet d’une recherche. On conçoit facilement ici qu’un tel outil peut être très motivant pour l’élève, par exemple lorsqu’il lira des œuvres littéraires où les péripéties se dérouleront dans un univers qui semble réel. Il sera en mesure de visualiser les endroits où le déroulement de l’action aura lieu pour ensuite recueillir et consigner des renseignements complémentaires à l’œuvre étudiée.


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L’organisation  des schémas

Un idéateur permet à ceux qui composent un schéma conceptuel d’illustrer «ce qui se passe dans leur tête». Le visionnement de ce schéma  assure à ceux qui le regardent de voir la représentation que l’auteur du schéma se fait d’une situation ou d’un problème abordé. Lorsqu’on étudie un roman, il peut s’avérer intéressant d’utiliser des schémas anecdotiques pour créer des réseaux intertextuels.

Popplet est une application Web qui permet de créer des schémas. Pourquoi utiliser Popplet alors qu’il existe de nombreux autres idéateurs, dont certains sont même plus performants ? La raison est fort simple : Popplet est une application Web qui permet d’annoter des champs sous forme manuscrite, ce qui est fort utile lorsqu’on est debout devant le TNi. Elle offre également la possibilité de partager un document créé avec d’autres personnes. Enfin, il est possible d’inviter ceux qui possèdent un compte Popplet à collaborer à l’élaboration d’un schéma en partageant l’accès avec eux. (même si ceci ne peut se faire qu’en alternance d’accès à la page).

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Émergence des technologies : un rapport élève/enseignant à redéfinir

La plupart des enseignants et enseignantes de français semblent avoir de la difficulté à voir la valeur ajoutée d’un TNi. Même chez ceux qui ont reçu une formation initiale au logiciel de présentation du tableau, il existe un niveau de scepticisme élevé face à l’utilité de son utilisation en classe de français. Ils le voient la plupart du temps comme une source inutile de complications.

Le défi consistait à trouver des façons de faire pour que le TNi devienne intéressant tout en restant simple à utiliser. Voilà pourquoi une mise en contexte fut faite lors de la première des trois formations ainsi que les éléments sur lesquels  un éclairage a été projeté :

  • démystifier l’objet;
  • dédramatiser son utilisation;
  • développer des activités au TNi qui suscitent l’intérêt des élèves tout en restant en lien avec le programme de formation.

Démystifier l’objet

Il s’agissait, dans un premier temps, de faire saisir aux participants et participantes qu’un TNi est essentiellement un périphérique à très grande surface et que ce périphérique est contrôlé par un ordinateur. Ceci nous aura permis d’amorcer une réflexion sur la nature, le potentiel et les limites du logiciel de présentation qui est offert avec la ou les technologies retenues dans leur commission scolaire3.

Pour que l’utilisation du TNi soit efficace, toute activité où il sera utilisé  devra idéalement se dérouler à travers une séquence d’apprentissage.

C’est pourquoi une utilisation dérivée de l’approche dite des 3«o»4 développée par Dave Miller a été privilégiée. En effet, il s’agissait de trouver un équilibre entre les sujets et les objets dans le processus d’apprentissage. L’approche 4:o, c’est ainsi que je la nomme, est non seulement axée sur ce qui se passe dans la tête de l’apprenant (CervO), ce qui se passe à la table de travail (BurO) et les éléments qui ont lieu au TNi (TablO), mais elle est également en lien avec l’utilisation des réseaux sociaux pour apprendre (RésO) .

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Dédramatiser

Par la suite, il demeure essentiel de mettre en contexte l’utilisation du TNi, en insistant sur l’importance de ne pas restreindre son utilisation à de l’enseignement frontal. J’encourage les enseignants à ce qu’il soit utilisé le plus rapidement possible  par les élèves lors d’une séquence d’apprentissage. Il va de soi que, pour y parvenir, il est nécessaire de trouver une gestion de classe qui permette un accès fréquent au TNi par les apprenants.

Mais que faire pour favoriser le passage d’une machine qui sert strictement à enseigner à une machine qui favorise une participation active de l’élève lors de son utilisation pour faire faire des apprentissages ?

Pour y parvenir, il est essentiel de déterminer qui fera quoi et, à quel moment. Avec le modèle classique de l’enseignement frontal, l’enseignant explique alors que les élèves écoutent puis, parfois, ces derniers sont appelés à présenter leurs travaux en avant de la classe. En mode collaboratif, l’élève est sollicité davantage donc, plus actif… il «neurone plus».

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Développer

À la fin de la première journée de formation, les participants ont été invités à choisir un scénario dans une banque de thèmes proposés. On pourrait ici comparer ces thèmes à des matériaux de construction pouvant servir de canevas de base pour élaborer un scénario d’apprentissage. S’ils n’en trouvent pas qui leur convienne parmi les thèmes listés, il leur est toujours possible d’en produire un nouveau. Il est à noter que, à date, les participants au projet ont choisi la littérarité, personne ne s’est intéressé à la littératie pour développer un scénario. Chaque enseignant (ou chaque équipe) est invité à développer le thème choisi pour le transposer en scénario pédagogique pendant les mois qui suivent. Lors de la deuxième journée de formation, du temps est prévu afin de discuter des obstacles rencontrés et de faire part au groupe des nouvelles idées qui ont émergé, leur permettant ainsi d’ajuster leur scénario. Pendant les mois qui suivront, ils seront effectivement invités à utiliser  ce scénario avec leurs élèves. La troisième journée sera consacrée à la présentation des résultats de l’implantation de leurs scénarios.

De cette façon, il sera sans doute possible de constituer une banque de scénarios à laquelle tous les participants, peu importe leur commission scolaire, auront accès. Comme le dit si bien Bernard Stiegler : «Nous entrons dans l’ère du travail contributif».

À titre d’exemple, les scénarios proposés par Brigitte Léonard*, Jean Doré et Marc-André DesRoches, tous trois de la Commissions scolaire des Laurentides.

*Brigitte Léonard enseigne au premier cycle du primaire

Le TNi – S’en éloigner pour mieux s’en rapprocher…

Il n’y a pas beaucoup d’avantages à transposer les leçons écrites habituelles sur un tableau conventionnel (non-numérique) sur un TNi, à part peut-être la sauvegarde de la leçon. Il devient donc important d’optimiser son utilisation. En littérature, une voie intéressante est celle  des collages numériques intertextuels.

Modèle d’apprentissage par enquête

Lorsqu’un élève est placé devant un défi, il a non seulement besoin qu’il soit raisonnable, c’est-à-dire situé dans sa zone proximale de développement, mais il a aussi besoin de se sentir interpellé d’une façon ou d’une autre pour réaliser efficacement la tâche souhaitée. Lorsque l’on convient avec lui d’un objet d’étude, cela accentue les chances de succès. Lorsqu’on lui offre d’utiliser une approche qui lui permet d’utiliser des outils modernes, on décuple les chances de le voir adhérer et de s’investir. La formule d’apprentissage par enquête rend l’élève actif. Lorsqu’on lui demande d’utiliser des mots-clés et  de créer des collections pour illustrer ses propos, il est habituellement volontaire pour relever ce défi. Lorsque les données auront été cueillies puis organisées, il sera invité à faire la démonstration de la pertinence de ses propos au TNi en apportant les justifications nécessaires pour les soutenir. Cette approche vise non pas à dégager les erreurs de l’apprenant mais plutôt à voir avec lui comment il peut bonifier ce qu’il présente aux autres en profitant de leurs conseils et de leurs expériences respectives. Si cette approche semble plus longue que celle du propos donné unilatéralement par l’enseignant, elle s’avère infiniment plus profitable car, de cette façon, l’élève peut réinvestir ce qu’il acquiert dans ses productions à venir.

Modèle d’enseignement stratégique

À d’autres moments, il se peut que la séquence d’apprentissage débute par une intervention de l’enseignant. Celle-ci permet, par voie de modélisation, de mettre des balises ou encore d’illustrer ce qui est à faire. Lors de l’étude d’une œuvre littéraire en classe, l’enseignant peut inviter les élèves à réfléchir sur la façon de dégager des mots-clés et les inciter à trouver des liens entre l’œuvre étudiée et leurs repères culturels personnels. Très rapidement, il peut détecter ceux qui saisissent facilement et leur demander d’assumer le leadership d’une équipe pour réaliser la tâche (ouverte) à réaliser. Ensuite, il pourra voir avec son groupe comment utiliser ces mots-clés pour effectuer une recherche plus efficace avant de déterminer comment créer des collections qui permettront une meilleure gestion de l’information. Cette façon de faire leur permettra d’établir des liens intertextuels entre l’œuvre à l’étude et leurs propres référents culturels.

Les collages numériques intertextuels

« La vraie question est de savoir si, comme certains le prétendent, ces non-livres ou, osons le néologisme, ces télélivres peuvent conduire leur public à la littérature. »
extrait d’une entrevue accordée par Éric Chevillard au magazine Web RAGEMAG

Les collages numériques intertextuels servent à disposer et à regrouper des éléments visuels liés à des mots-clés importants dans une œuvre littéraire. Cette idée a surgi lorsque Marc-André Desroches, un enseignant qui participe au chantier Laurentides a élaboré un plan pour un scénario en lien avec Un ange cornu aux ailes de tôle de Michel Tremblay. Je me suis alors demandé comment on pourrait donner une facture visuelle «parlante» à une œuvre qui permettrait de susciter l’intérêt des jeunes en mettant en lien l’hypotexte et son hypertexte (œuvre dérivée) dans un cadre intertextuel (filiation ou lien entre les textes).


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Une fois que les élèves et l’enseignant auront réfléchi ensemble à la création de collages numériques intertextuels, ils seront en mesure d’en développer de nouveaux. Tout comme pour les schémas, ces collages constituent des reflets de l’organisation évolutive de leur pensée et un témoin de l’état d’avancement de leurs connaissances.

Le chantier sort des sentiers battus. J’espère que cette approche, élaborée avec des participants motivés, séduira d’emblée les enseignants et les élèves à la force du partage.

Le chantier continue à évoluer. Cette initiative demeure donc à suivre!

___________
1. Un programme soutenu par le Ministère de l’Éducation, du loisir et du sport de Québec
2.  Nous utilisons le mot littérarité pour identifier toute activité esthétiquement centrée sur la manière de dire et ce, en lien avec la littérature.
3. Delicious et Pearltrees permettent également la consignation et le partage de signets.
4. Présentement, au Québec, la plupart des conseillers RÉCIT offrent des formations sur le logiciel Notebook de la compagnie Smart ou sur le logiciel ActiveInspire de la compagnie Promethean. À notre connaissance, une commission scolaire est passée officiellement au logiciel Open-Sankoré, un logiciel libre. D’autres seraient sur le point de le faire.
5.  L’approche At the board, on the desk, in the head a été développée par Dave Miller, Derek Glover and Doug Averis dans le cadre d’un projet de recherche Enabling enhanced mathematics teaching with interactive whiteboards à l’Université Keele en Grande-Bretagne. Cette approche est encouragée et diffusée par Pierre Lachance et Pierre Couillard du Service nati0nal du RÉCIT, Domaine de la mathématique, de la science et de la technologie et par Jocelyn Dagenais, enseignant à la Commission scolaire Marie-Victorin et formateur à l’utilisation du TNi en classe de mathématique.
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3 réponses à Le chantier LLT

  1. Sans pour autant rabaisser tes billets antérieurs, tu t’es surpassé cette fois. La description du chantier et la présentation des modèles théoriques, dont je te suis particulièrement reconnaissant, font un heureux mariage de la pratique et de la théorie. Naturellement, j’ai indexé le billet dans les ressources de l’École 2.0 au MELS.

  2. Elyse Dion dit :

    Un grand merci pour ce billet enrichissant et inspirant !

  3. Andrée Marcotte dit :

    Vraiment très inspiré comme billet! Je sens que l’on raffine le concept des chantiers de plus en plus… Je suis convaincue que c’est par cette porte que le changement opérera! Bravo pour ton excellent travail, je suis honorée de faire partie de ce projet… Et c’est Marc-André qui sera content pour la mention! ;-)